Accueil W.I.P. ! Principes de l'Edernisme !
Les principes de l'Edernisme ! PDF Imprimer Envoyer

L’EGOTISME UNIVERSEL :

  • Poser sur le monde un regard d’enfant.

  • Vaincre la peur en soi.

  • Mettre l‘amour au-dessus de tout.

  • Tendre vers un état permanent : l’ivresse. D’alcools, de stupéfiants (la vie n’étant qu’une longue stupeur), de sensualité, de paysages, d’épuisement (notamment dans les dépassements physiques de soi-même), de vitesse, de beauté, de solitude et de foules.

  • N’aimer que les commencements.

  • Vivre au-dessus de ses moyens.

  • Préférer le luxe à la richesse, la jouissance au bonheur, la souffrance à la tristesse, la mélancolie à la nostalgie et l’amour fou à tout le reste.

  • Être toujours prêt à emmener une femme au bout du monde.

  • Être extrémiste, mais dans tous les sens.


« La valeur du monde repose sur les extrêmes, sa solidité sur les moyennes » (Paul Valéry).


LE DEVOIR D’ARTISTE :

  • Être moderne (c’est la seule chose à laquelle, hélas, on ne puisse échapper, disait Dali)… Et donc l’être au sens fort, c’est à dire l’étrange classique des choses qui ne sont pas classiques.

  • N’imiter que les plus grands.

  • Choisir toujours le plus simple.

  • Être imprévisible en tout (dans la vie, dans la phrase, pousser l’art du contre-pied jusqu’au sublime)… Tout ce qui est important l’est, une découverte scientifique, une pensée neuve, ou un coup de foudre amoureux.

  • Qu’on puisse vous lire comme si vous écriviez à la vitesse de la pensée.

  • Mettre sans relâche ce principe en pratique : si tu es un incendiaire, et que… tu ne réussis pas à brûler la grange, mets-toi du côté des pompiers et noie-là.

  • Exacerber ses contradictions pour en faire jaillir des étincelles. C’est le ressort de toute création - et de la fulgurance…

  • Le monde est ma table rase : détruire, avant de reconstruire.

  • Considérer qu’il n’y a aucune différence entre l’éloge et l’exécration.

  • Ne pas craindre d’être traîné dans la boue.

 

« Ma gloire est une cathédrale de crachats » (Verdi).


L’EXIGENCE ESTHÉTIQUE :

  • Placer l’esthétique au-dessus de la morale. Corollaire : sauver la morale du moralisme.

  • A quarante ans, l’homme est responsable de son visage. Regardez-vous.

  • Si tu es beau, sois-en digne.

  • Le style, c’est la force de caractère.


LES DÉLIRES DE LA MORALE :

  • Être le seul, pas le premier.

  • Être grand jusque dans les petites choses.

  • Risquer sa vie chaque jour, chaque heure, chaque instant.

  • Ne jamais se résigner.

  • Ne jamais transiger sur l’essentiel.

  • N’avouer jamais.(Si par malheur vous avouez, avouez-le.)

  • Ne jamais confondre les effets et les cause. (C’est à cela qu’on reconnaît un salaud.)

  • Vous faire payer, oui, vous laisser acheter, jamais !

  • Donner sa confiance aux autres, tant qu’ils ne vous ont pas déçu.

  • Respecter sa parole, mais trahir ses contrats

  • Mettre l’amitié à la plus haute place après l’amour : n’avoir que des relations passionnelles avec autrui.

  • Être un diseur de vérité : l’ami de la vérité n’a pas d’ami.

  • Traquer l’idéalisme en toutes choses.


« L’idéal, (ou l’amour) c’est l’infini des caniches » (Céline).


ART DE VIVRE :

  • Ne jamais manquer une occasion de se foutre de la gueule d’un anarchiste.(Ou d’un bourgeois, ce qui revient au même.)

  • L’humour, c’est le tranchant de l’intelligence.


LA BRUTALITÉ DE LA PENSÉE :

  • Marcher sur le pied de la lettre avec l’esprit.

  • Basculer jusqu’à l’idiotie - au sens originel, idiosyncrasique.

  • Seule la violence de la pensée peut désarmer la violence muette du monde.

  • Affronter, pour les rendre plus fortes encore, les tempêtes essentielles de l’esprit.

  • Ne jamais dénoncer le monde, mais démonter ses rouages.

  • Être un tueur - et même assassiner la mort.

  • Être un maître à dépenser - non à penser.

  • Avoir l’exactitude ironique de sa propre conscience.

  • Les plus hautes expressions de la pensée sont la logique et l’analogie. (Et la plus basse, la pensée juridique.)

  • Considérer que les paradoxes d’aujourd’hui sont les préjugés de demain.

  • Ne jamais oublier de regarder, de temps à autre, son propre cadavre d’adolescent suicidé dans le placard.

(Carnets impudiques - pages 357 - 358 - 359 - 360)